21/03/2017

30 ans déjà (Finale de la Coupe du Monde 1987 de Karaté à Budapest).

Il y a 30 ans jour pour jour, le 22 mars 1987, j’étais en finale de la Coupe du Monde à Budapest. Je ressens évidemment beaucoup de nostalgie, non pas seulement par rapport à ce succès personnel, non pas seulement par rapport à cette jeunesse qui semble déjà si loin, mais aussi par rapport au karaté, et à ce qu’il était à l’époque.

 

 

Je profite donc de cette date anniversaire très symbolique à mes yeux, pour vous annoncer que je me retire définitivement de toute activité publique dans le domaine du karaté. Je ne me reconnais plus ni dans la forme sportive, ni dans l’état d’esprit qui règne dans ce milieu.

*Le Gard n'est sans doute pas non-plus la région idéale au point de vue des mentalités pour enseigner ou simplement évoluer dans ce sport. Je garderai peu de bons souvenirs.

Le karaté m’a apporté tant de choses positives dans ma jeunesse, mais ces choses je ne les ai pas retrouvées lorsque j’ai fait mon retour il y a maintenant dix ans, et cela malgré les victoires. 

Depuis, j’ai donné beaucoup trop de mon temps et de mon savoir pour des gens ingrats, des faux-jetons, peu scrupuleux, et finalement assez médiocres. J’ai apporté du crédit et de la publicité à des organisations qui ne le méritaient pas, et qui n’ont eu en retour que peu d’égards pour mes états de service.

La jalousie, la mesquinerie, les copinages, la basse politique et l’avènement  des imposteurs en lieu et place ont fait le reste.

Sportivement, par rapport à ma carrière de compétiteur, je n’ai aucun regret, pas la moindre amertume ; J’ai gagné à chaque fois que je me suis réellement impliqué. J’ai gagné avant, j’ai gagné après, et j’aurais probablement gagné «pendant» si je n’avais pas eu d’autres priorités à ce moment-là.

Oui, j’ai gagné, et sans rien devoir à personne. Car croyez moi personne ne m’a aidé, pas plus les arbitres, que les entraîneurs, les sélectionneurs, ou les dirigeants de fédés. Un moment donné, il faut dire les choses !

Le karaté est entré dans une ère nouvelle, étant maintenant reconnu en tant que sport Olympique.

J’ai beaucoup réfléchi jusque il y a quelques jours, et tel que vous me connaissez, j’ai même envisagé l’éventualité d’un énième retour pour tenter de me qualifier pour les JO de Tokyo 2020.

Car aussi fou que cela puisse paraître, je m’en sens encore tout à fait capable, je reste et je resterai un compétiteur dans l’âme;)

Mais finalement après mûre réflexion, je me suis dit que je ne souhaitais pas consacrer 3 années supplémentaires de ma vie pour un sport dans lequel je n’ai déjà que trop perdu de temps. Cette ère nouvelle se fera donc sans moi, et je souhaite le meilleur aux jeunes compétiteurs suffisamment méritants qui auront la chance de vivre cette aventure dont nous avons tant rêvé, nous les «anciens».

A présent, mon futur se situe dans la musique. Ceux qui me suivent de près savent que ça bouge très fort, et que je risque une fois encore d’en surprendre plus d’un. Je sais qu’il me reste des amis sincères, même si ces deux dernières années ont été pour moi celles de toutes les bassesses, de toutes les mesquineries, de toutes les trahisons, de toutes les déceptions, et que Facebook a cruellement contribué à faire tomber les masques…

A ces amis authentiques & fidèles, je veux dire qu’ils ont toute mon affection, et qu’ils ne doivent pas se sentir concernés par certaines choses que j’ai pu pointer dans cet article. Croyez-moi ceux qui sont concernés par mes reproches se reconnaîtront formellement, et soit ils feront comme s’ils n’avaient pas lu cet article (cela ne les changera pas beaucoup), soit ils tenteront éventuellement de venir se justifier en me contredisant sur tel ou tel point, mais moi je ne dirai pas un mot de plus. Chacun avec sa conscience…

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