29/05/2008

LES CHAMPIONNATS D'EUROPE 2008 VUS DE L'INTERIEUR...

Mercredi 21 mai :

15h05, mon pote David me dépose à l’aéroport de Nîmes- Garons ; mon vol est prévu à 16h35.

Avec mon matériel perso + les 20 survêtements pour les compétiteurs, je suis très chargé (trop), ce qui fait que je dois m’acquitter d’une taxe de 90 Euros pour excédant de bagages ; ça part bien !

Nous décollons avec quelques minutes de retard. Néanmoins, mon vol se passe bien et c’est sans encombre que j’arrive à Charleroi un peu avant 19h00.

A liège, j’ai rendez-vous avec Thierry Alesandrini et son fils Thomas, lequel prendra part à la compétition dans la catégorie des –de 65Kgs. Les autres compétiteurs n’arrivant que le lendemain.

Le temps de faire un peu connaissance devant un bon plat de boulettes à la liégeoise et quelques frites (miam miam, c'est bon d'être de retour au pays!), nous regagnons notre hôtel de bonne heure.

Jeudi 22 mai :

Les premiers compétiteurs de l’équipe de France AFKA arrivent aux alentours de midi ; comme prévu, certains d’entre eux sont en retard. Vers 17h30, tout le monde est présent ; une bonne chose, la clôture des inscriptions étant fixée à 18h00 !!!

Nous nous rendons au stade, et entre temps, les responsables de la WUKO m’appellent à plusieurs reprises pour savoir si nous serons bien présents dans les délais. Nous arrivons finalement sur le coup de 18h00 à peine passé…

D’emblée, je suis assailli par différents préposés : le trésorier de la WUKO qui veut ses sous, le responsable des pesées, qui me demande de réunir mes compétiteurs pour qu’ils s’acquittent de cette formalité, et enfin d’ancienne connaissances, dont, à ma grande confusion, j’ai un peu de mal à reconnaître certains…

18h30, nous disposons d’une heure et demie pour un petit entraînement de décrassage ; j’observe un peu tout le monde, et ma première impression est que nous disposons d’un groupe solide. Du reste, plusieurs responsables de la WUKO me font part de l’excellente impression qui leur est faite également, avec toutefois remarques sur de prétendues « fautes techniques » de certains de mes compétiteurs kata ; l’être humain se sent souvent, après avoir émis un compliment, obligé de le contrebalancer par une critique…

Néanmoins, nous ne passons pas inaperçu.

Une fois l’entraînement terminé, juste le temps de prendre une douche, et je suis convié à assister en compagnie des autres présidents et responsables de délégations à assister à un vin d’honneur à la maison communale de Herstal. L’ambiance y est bonne enfant, et mes premiers contacts avec mes homologues européens, ainsi qu’avec les responsables de la WUKO sont très constructifs. Nous faisons assaut de politesses, et bataille de cartes de visite, mais dans cette dernière spécialité, je suis largement battu, puisque je n’ai pas prévu d’emporter les miennes…première erreur Jack !

Messieurs Osvaldo Messias (Président de la WUKO) et Carlo Henke (Vice-Président de la WUKO), me font part de leur souhait de donner à la France et l’AFKA en particulier, l’importance qu’elle mérite dans l’organigramme de leur organisation sur le plan mondial. Les premiers effets de cette volonté me sont immédiatement exprimés, par une invitation de Monsieur Henke à ce que la France prenne part dès sa prochaine édition au tournoi des 3 nations, qui pour l’occasion changerait de nom, et deviendrait le tournoi des 4 nations (Italie, Roumanie, Belgique, et donc la France…).

Monsieur Angel Martinez Duato, président de la fédé espagnole, me propose la tenue d’un tournoi « Espagne-France » chez lui à Valencia. Mais plusieurs autres contacts sont engagés avec différents responsables européens, dont ceux de l’Ecosse, l’Autriche, l’Allemagne, et la Hongrie…

 Vendredi 23 mai :

Les choses sérieuses commencent ! Ce vendredi, nous avons plusieurs athlètes engagés, notamment dans les catégories de katas individuels et équipes. Pour ma part, je m’apprête à jouer, ce jour, mes deux cartes maîtresses dans ces championnats d’Europe, avec les catégories vétérans kata et kumité.

La compétition débute par les catégories de katas seniors individuels et équipes. Le comportement de la plupart de nos athlètes est assez satisfaisant, et la plupart d’entre eux passent le premier tour sans encombre. Au second tour, tout se resserre, mais les équipes Wado (Jovelin, David et Delson) et Shotokan masculines (Guignette, Berenger et Pollet) réussissent à se hisser vers les finales, de même que Marine Guffroy en individuel Shotokan féminine, et Pierrot Henz en individuel Shotokan (qui enflamme le stade avec un excellent « Kankusho »). Quant à Anne Nguyen, elle termine à la 6ième place en kata Shito. De leur côté, les individuels Wado : Franck David, Cyril Delson et Fabien Jovelin se qualifient également. L'équipe de kata Shotokan féminine (Guffroy, Vollerin, Fourre) est éliminée au second tour suite à une perte d'équilibre, après avoir démontré de belles choses.

Les finales de ces catégories sont prévues samedi pour les équipes, et dimanche pour les individuels.

Team Kata Shotokan AFKA FRANCE

L'Equipe Kata Shotokan (KC Somain) AFKA FRANCE, Médaillée de Bronze.

 

Chez les vétérans, Fabien Jovelin rapporte une médaille d’or qui fera date dans l’histoire de l’AFKA puisqu’elle sera la première ! Tout le monde respire déjà mieux ; la moisson peut maintenant commencer !!!

Pour ma part, je débute mes éliminatoires en kata vétéran, par l’exécution d’un « Enpi » tout en fébrilité, et assez pitoyable en regard de mes prestations à l’entraînement. En cause, un stress dû à mon retour récent dans les compétitions kata, où je n’ai pas encore retrouvé toute mon aisance. Et aussi, le fait que cette triple casquette de président, coach et compétiteur semble quelque chose de lourd à porter…

Néanmoins, je passe le premier tour de justesse, ouf !

Au second tour, je me lance dans l’exécution de « goju-shiho-sho », qui d’ordinaire est le kata dans lequel je me sens le plus serein. Malgré une bonne exécution (sans être extraordinaire non plus), je reste figé à la 7ième place ; les arbitres semblent être restés sur leur première impression. Je me qualifie donc pour la finale.

Merci à Gilbert Lefin, alias Caddy04 pour cette vidéo.

En finale, je suis un peu plus confiant, en dépit du fait que je suis appelé en catastrophe alors que j’étais en train de me restaurer à la caféteria ! Fidèle à ma montée en puissance, je montre un « Unsu » assez correct, avec un saut des plus réussi, mais là encore, les arbitres restent figés sur la première impression que je leur ai faite ; je termine donc à la 7ième place…

Même pas le temps d’être déçu, ou de m’échauffer, juste celui de changer de kimono (et ce n’est pas une façon de parler !) je suis appelé sur le tatami n°5 pour mon premier tour en kumité vétéran.

Face à moi, Yore Eamon, 85 Kgs, Champion d’Europe vétéran en titre ! J’avais déjà vu travailler ce combattant l’an dernier aux championnats du Monde, où il avait terminé 3ième, et dans mon esprit, c’était le pire tirage au sort possible dans cette catégorie. Mais quoi ? je suis venu pour gagner non ? alors je dois battre tout le monde, et tant qu’à faire, autant commencer par le plus fort !

Après un début de combat très serré, je me détache largement en fin de combat pour m’imposer 6-3.

Rapidement, je suis appelé pour mon second tour, et là qui je trouve en face de moi : l’anglais Jacek Lipinski, mon adversaire de l’an dernier aux Championnats du Monde en Espagne. Celui contre lequel j’avais été disqualifié à cause d’une stupide pénalité, pour une sortie du tatami dans les 6 dernières secondes, alors que je menais 4-2 et que la victoire était dans la poche…

D’emblée, je constate que mon adversaire, du haut de ses presque 2mètres, est nettement mieux préparé que l’an dernier, et semble plus rapide. Nous nous rendons point pour point, et au terme du combat, nous nous retrouvons à 4-4. Il faudra donc recourir à une prolongation (le premier qui marque se qualifie…). Après une courte période d’observation, Jacek me lance un mawashi chudan sous la garde (enfin, moi je l'ai surtout senti dans mon coude...), aussitôt comptabilisé par les arbitres. Mon beau rêve de terminer Champion d’Europe des +de 35 ans se brise net…

En l’absence de repêchages, je ne peux même pas briguer une 3ième place, et je termine donc 5ième, puisque Lipinski atteint la finale.

 

Cette première journée de compétition se termine donc par le défilé des nations. A cette occasion, j’observe que le comportement de certains français n’est pas conforme à ce que j’attends en matière d’esprit d’équipe. J’apprécie notamment assez peu le fait que certains de nos athlètes semblent s’ennuyer durant le défilé, et de manière générale se prêtent d’assez mauvaise grâce aux cérémonies protocolaires.

Lors du repas du soir, je pousse ma première « gueulante », sans réellement hausser la voix toutefois, mais avec, probablement cet air résolu que ceux qui me connaissent bien…connaissent…bien ;)lol.

Sur le moment, je ne suis pas sûr d’avoir été compris, j’ai même vaguement l’impression de me rendre impopulaire, mais qu’importe ; si c’est pour le bien du collectif…

Et ce fût le troisième jour…

Samedi 24 mai :

Nous sommes engagé (outre pour les qualifiés en finale kata) dans 2 catégories « Equipe » : les Equipes « mixtes » (avec Dimitri Deniau, Nelly Moussaid et moi-même) et les Equipes « rotation » (avec Thomas Alesandrini, Franck David et Loic Josephine).

 

En « Mixtes », nous sommes d’emblée opposés à l’équipe de Belgique, qui dans cette organisation constitue l’un des gros morceaux. De plus, les confrontations entre nos deux pays, constituent depuis toujours des derbys enflammés. Le fait que je suis moi-même un enfant du pays, donnait encore une dimension supplémentaire à cet « antagonisme » sportif.

D’emblée, j’ouvre le bal face à Kevin Parizel, n°3 mondial chez les lourds ; le début du combat est très serré puisque nous sommes au ¾ du combat à 2-2. C’est à ce moment là que sur une erreur en jambe je me fait marquer en contre, ce qui va me précipiter dans une course poursuite dans toute la fin du match, où je vais être amené à m’exposer à des contres puissants de mon adversaire, mais aussi il faut bien le dire à quelques décisions arbitrales discutables…

Néanmoins je suis battu proprement 6-2.

Avant d’aller plus loin, j’ouvre une petite parenthèse :

Il est venu à mes oreilles que pendant que je combattais, un ancien de l’équipe nationale belge (dont j’ignore l’identité, mais qui se reconnaîtra) se serait vanté dans les tribunes, de m’avoir « sorti » lorsque nous étions tous deux juniors…

Je voudrais rectifier cette inexactitude, et ceci de la manière la plus simple, la plus définitive et surtout la plus vérifiable : Je suis resté invaincu en Belgique en compétitions minimes, cadets, et juniors, que ce soit kata ou en kumité entre 1982, et 1988 date de mon passage chez les seniors ; je pense qu’il est bon de le rappeler au cas où certains souffriraient de sénilité précoce !

Le second combat oppose Nelly Moussaid, l’une des pièces maitresse de notre sélection, à Valérie Nizet, championne du Monde –de 55Kgs. C’est pourtant assez confiant que nous envisageons la suite de cette rencontre. Très vite Nelly domine la belge, mais cette dernière fidèle à sa stratégie et son fighting spirit ne lâche rien. La belge exerce un pressing constant sur Nelly, et rentre très fort en gyaku chudan. Une première fois, Nelly contre sèchement au visage, et récolte un avertissement. Néanmoins le combat continue, et Nelly semble dominer son sujet. Malheureusement, Notre championne multiplie les contacts au visage et c’est la catastrophe : disqualification !

La victoire de Dimitri Deniau dans le troisième et dernier assaut n’y change rien ; nous sommes éliminés !

Les belges terminent champion d’Europe dans cette catégorie, ce qui nous laisse à penser qu’il ne nous a pas manqué grand chose : un peu de chance, de lucidité, et peut être un arbitrage à domicile…

Bravo tout de même aux belges pour cette belle victoire, et rendez-vous aux championnats du Monde !

L’équipe « rotation » quant à elle ne fut pas d’avantage gâtée par le tirage au sort, puisqu’elle était opposée dès le premier tour à la formation roumaine avec ses « stars » Christian Pop et Alexandru Sorin.

Pourtant nos garçons, ont prit cette rencontre par le bon bout. Mais très vite les contacts durs au visage perpétrés par les roumains, et le manque de coordination des arbitres sur cette nouvelle forme de kumité « rotation » qu’ils ne maitrisent pas encore très bien, vont pénaliser nos gars.

C’est d’abord Thomas Alesandrini qui est touché très durement à deux reprises; coup de tête qui lui entaille le front, puis gyaku sans aucun contrôle en pleine bouche, l’obligeant à partir aux urgences, et nous obligeant surtout à faire monter notre joker au feu beaucoup plus tôt que la stratégie que nous avions mise en place ne le prévoyait (premier préjudice).

Second point, le règlement stipule que les sanctions telles que sorties ou contacts au visage, s’accumulent pour toute l’équipe ; qu’en est-il dans ce cas si notre combattant est mis hors-compétition par une blessure ? une disqualification de toute l’équipe coupable ? même pas !

De plus, la durée d’une rencontre « rotation » est de 6 minutes au total, et le chronomètre est censé être arrêté dès qu’une blessure importante a lieu. En l’occurrence, le chronomètre a continué de tourner dans le vide pendant près de 3 minutes pendant que l’on soignait nos compétiteurs !!! Désorganisés, blessés et pénalisés par les innombrables coupures alors que nous étions déjà menés et que nous faisions le forcing pour égaliser, il ne nous resta qu’une trentaine de secondes pour tenter de remonter au score face à des roumains galvanisés par la tournure des évènements en leur faveur ; c’était donc mission impossible.

Néanmoins et comme ce sera le cas pour la plupart de nos représentants durant ces championnats d’Europe 2008 , nous n’aurons pas perdu contre les plus mauvais, puisque là encore, ce sont les futurs champions d’Europe qui nous ont sorti !

C’est donc avec une confiance renouvelée pour les titulaires dans cette formation (Franck David, Thomas Alesandrini et Loic Josephine) dans ce "kumité rotation" , que nous aborderons les mondiaux en juin 2009 en Ukraine, en espérant que l’arbitrage nous favorisera d’avantage…

 

Deux nouvelles médailles tombaient néanmoins dans notre escarcelle :

Celle du « Kata Equipe Shotokan » (avec Julien Berenger, Zac Pollet, et Jeremy Guignette) et celle du « Kata Equipe Wado » (avec Fabien Jovelin, Franck David, et Cyril Delson) ce qui portait notre total à 3 médailles à l’issue de cette seconde journée.

 

 Caddy04:  http://karatespaphotos.canalblog.com/

    
L'Equipe Kata Wado (KC Saclas) AFKA FRANCE, médaillée de bronze.
à l'issue de cette seconde journée de compétition, je choisi de me couper un peu de mes compétiteurs pour faire un premier bilan, et peut-être leur laisser l'occasion de méditer sur mes observations de la veille...
Je me détend quelque peu en regardant ce sommet du kitsch que constitue traditionnellement l'EUROVISION... Cette année, le niveau est plutôt moins mauvais que les années précédentes, néanmoins, les pitreries qu'il faut commettre de nos jours pour être chanteur de variété, me confortent dans mon choix de prendre un peu de recul par rapport au milieu... 

Arrivait enfin le dimanche 25 mai, dernier jour de ces Championnats d’Europe 2008. 

Dimanche 25 mai :

Grosse journée ; tous nos compétiteurs sont engagés en kumité individuels, et certains autres sont qualifiés pour les finales kata.

 

Pour ma part, je suis engagé dans le « Kumité Ippon Shobu ». Encore endolori par une blessure aux côtes contractée la veille, j’ai toutes les peines du monde à sautiller durant l’échauffement. Je m’asperge donc d’une demie bombe de « Reflex », avant de partir « au feu ». Si physiquement je ne suis pas au zenith, mentalement, je me sens très fort. Les différents problèmes que j’ai pu connaître durant ma préparation (Sinusite récurrente, gros problèmes d’épaules; instabilité, contractures à répétition dues aux médicaments pour ma sinusite, etc…) semblent m’avoir renforcé sur le plan mental.

 

Je passe le premier tour sans encombre face à l’anglais Hejmanowski sur le score plein de 2-0.

Je suis gonflé à bloc. Malheureusement, et je l’ignore encore à cet instant, je vais être opposé au futur champion d’Europe de la catégorie, l’Ukrainien Olexandr Lendyel. Le combat démarre très fort, puisque je balaye mon adversaire, qui m’entraîne au sol, ce qui m’empêche de conclure mon action. L’opposition est assez vive, mais j’oppose à la rapidité de l’ukrainien un gros pressing qui semble le mettre en difficulté. Pousser dans ses retranchements, il me contre très sèchement au visage ; je vacille, et me retrouve au sol. Franchement, j’aurais pû rester au sol, et cela aurait valu à mon adversaire la disqualification, mais conscient que cela signifierait également mon élimination, je me relève, pensant que je recevrais au minimum un point de compensation. Mon adversaire est seulement averti, et pire, on ne me laisse même pas le temps de récupérer mes moyens. A ce moment, mes jambes sont en coton, ma vision est trouble, et mon jugement altéré…

Le combat reprend ; déchaîné, je provoque mon adversaire et l’exhorte par de petits mouvement de la main de venir me chercher. Je regrette avoir adopté cette attitude, qui je pense ne m’aura pas aidé à mettre les arbitres de mon côté. D’ailleurs, dès les deux actions suivantes, deux points seront donnés à l’ukrainien, et mon élimination entérinée. J’ai refusé de lui serrer la main dans un premier temps, avant d’aller m’excuser une minute plus tard, juste le temps que l’énervement retombe.

Il survolera le reste de la compétition, mais cela me fait une belle jambe, puisqu’une fois encore, il n’y a pas de repêchage en WUKO.

Chez les –de 75Kgs, Dimitri Deniau semblait bien parti pour faire un gros championnat, mais il devait s’incliner en quarts de finales face à l’anglais Francis Braham.

Franck David et Thomas Alesandrini étaient sorti dès le premier tour en –de65Kgs respectivement face aux belges Carlier et Corman, non sans avoir démérité, alors que Loic Josephine franchissait le premier tour des –de80Kgs, avant de s’incliner face à l’excellent roumain Alexandru Sorin, qui par ailleurs deviendra une nouvelle fois Champion d’Europe.

Nelly Moussaid quand à elle eu beaucoup de mal à débuter la compétition à cause du chef-médecin avec lequel j’ai dû batailler ferme, car il ne voulait rien entendre ; il est vrai qu’une rupture des ligaments n’est pas peu de chose…

Ce médecin fut finalement son adversaire le plus redoutable lors des éliminatoires, puisqu’elle sortait sans difficultés l’irlandaise Susan Carpenter, avant de se défaire de l’italienne Lucia Mari, puis de la roumaine Daniela Pop.

En finale, Nelly était toutefois battue par l’italienne Serena Dragoni ( championne du Monde en titre), après un combat très serré où la encore, il y aurait à redire sur l’arbitrage ; comment en effet expliquer la présence d’un arbitre italien sur le tapis…

Ce fut du reste également le cas dans plusieurs finales « kata » dont la mienne chez les vétérans, où certains de mes concurrents directs avaient un arbitre de leur pays pour les juger…

Nelly Moussaid AFKA FRANCE

Nelly Moussaid, AFKA FRANCE, Médaille d'Argent chez les +de 60Kgs.

 

Ce fût encore le cas pour la finale de Pierrot Henz, qui a soulevé l’enthousiasme du public lors de l’exécution d’un « Unsu » magistral ! Pierrot termine second juste derrière un champion d’Europe italien sous les sifflets unanimes d’un public clamant « Pierrot !!! Pierrot !!! Pierrot !!!

C’est d’ailleurs lors de cette troisième journée que mon petit « speech » sur l’esprit d’équipe va enfin porter ses fruits, car il faut le dire, si l’enthousiasme faisait un peu défaut en début de compétition, il n’a fait que monter en puissance durant tout le week-end, et le dimanche nos supporters et équipiers ont mis le feu dans l’Arena d’Herstal. Cela faisait chaud au cœur !

La journée s’achevait par les médailles de bronze de Franck David en kata Wado, et celle de Marine Guffroy en kata Shotokan féminin, ce qui portait donc notre total à 8 médailles !!!

Nous terminons 8ième nation aux médailles d’or, et 5ième nation au nombre de médailles totales.

Pas mal pour une première apparition, non ?

Prises de vue: Caddy04 

Marine Guffroy, Médaille de Bronze Kata féminin.

En marge de ces Championnats d'Europe 2008, Monsieur Osvaldo Messias, Président de la WUKO, m'a informé que j'avais été promu au grade de 5ième Dan!

Je n'ai jamais été très porté sur les grades, mais je me sens tout de même très honoré de cette promotion, qui vient récompenser les efforts que j'ai fourni depuis un an pour promulguer la WUKO sur le territoire français, et au delà, mon apport de toute une vie dans le karaté.

*Bientôt les photos et vidéos...

Pour finir, j'aimerais remercier chaleureusement Nhi Tran Quang, qui nous a fait l'amitié de filmer pratiquement tous nos compétiteurs durant ces Championnats d'Europe; Je voudrais rendre hommage à sa gentillesse, en vous recommandant chaudement la visite de son blog consacré aux arts martiaux: http://musicalform.skyrock.com/

Nhi Tran Quang

Encore merci pour tout Nhi!

18:29 Écrit par Soda pop music dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : championnats, europe, karate, 2008, wuko, resultat, france, belgique |  Facebook |

Commentaires

Merci de penser à moi LOL

Écrit par : Billy Lo | 15/06/2008

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